Définitions pour l'asthme
Provenance
Sauf mention au contraire, les définitions suivantes sont tirées du site Web Asthme-Québec (© 2005). Référez-vous au site Web pour de plus amples renseignements.
Définitions
- Acarien (ou mite de la poussière)
- Minuscule parasite de taille microscopique responsable de problèmes d'allergie.
- Adrénaline
- Hormone produite en période de stress. Elle est utilisée sous forme de médicament (Ana-KitMD ou Epi-PenMD) injectable en cas de réaction allergique grave de type anaphylactique (réaction allergique générale très grave).
- Aérosol-doseur
- Dispositif contenant un liquide ou un gaz propulseur servant à administrer les aérosols de médicaments pour l'asthme.
- Allergène
- Substance (par exemple : particules animales, pollens, mites de la poussière, etc, *) qui peut produire une réaction allergique chez les personnes sensibilisées.
- Alvéoles
- Petits sacs d'air à l'extrémité des bronches où se produisent les échanges gazeux (oxygène et bioxyde de carbone).
- Antibiotique
- Médicament utilisé pour traiter les infections bactériennes. Les antibiotiques n'ont pas d'effet sur l'asthme comme tel mais peuvent traiter des infections qui peuvent détériorer l'asthme.
- Antihistaminique
- Substance qui agit contre les effets de l'histamine.
- Anti-inflammatoire bronchique
- Médicament qui réduit l'inflammation des bronches. On les classe le plus souvent en « stéroïdiens » (ceux qui contiennent de la cortisone) et « non stéroïdiens » (ceux qui n'en contiennent pas. Il ne faut pas confondre ces médicaments avec l'aspirine et les autres anti-inflammatoires contre l'arthrite, qui peuvent aggraver l'asthme chez certaines personnes asthmatiques.
- Asthme professionnel
- Asthme causé par une substance au travail. Ce terme est habituellement réservé à l'asthme qui est causé par un phénomène de sensibilisation à une substance donnée et non à un simple effet irritatif chez une personne déjà asthmatique.
- Bêta-2 agonistes
- (ex : AiromirMD, BricanylMD, VentolinMD, OxezeMD, SereventMD) Une des catégories de médicament bronchodilatateur c'est-à-dire qui relaxe les muscles bronchiques et ouvre les bronches. Les bêta-2 agonistes à courte action ont généralement un début d'action rapide par voie inhalée. Ils sont aussi appelés « agents adrénergiques ou sympathomimétiques ». Leur durée d'action peut être de 4 à 6 heures et sont habituellement utilisés au besoin. Les bêta-2 agonistes ont une durée d'action de 12 heures et s'ont prescrits à des personnes prenant déjà un médicament anti-inflammatoire bronchique.
- Bronches
- Les bronches sont comme des tuyaux qui transportent l'air aux poumons. Ils amènent l'air de la trachée aux alvéoles.
- Bronchite chronique
- Maladie des bronches, presque toujours causée par le tabagisme, caractérisée par une toux et des expectorations (crachats) tous les jours durant au moins trois mois et se répétant au moins deux années consécutives. Elle s'associe généralement à une diminution persistance de l'ouverture des bronches (obstruction des bronches).
- Bronchodilatateur
- Médicament qui ouvre les bronches en relaxant les muscles qui les entourent. Ils incluent les bêta-2 agonistes, les anticholinergiques et les théophyllines.
- Bronchospasme
- Diminution de l'ouverture des bronches par contraction des muscles lisses qui les entoures; il peut être également accentué par l'inflammation des bronches (rougeur, enflure et sécrétions).
- Corticostéroïdes (parfois appelés « cortisone »)
- Les corticostéroïdes constituent la catégorie d'anti-inflammatoires la plus efficace dans l'asthme. Ils peuvent être administrés en inhalation (médicament qu'on respire) ou par voie générale (par la bouche ou les veines). Ces produits sont différents des stéroïdes anabolisants utilisés par certains athlètes.
- Courbe d'expiration forcée (spirométrie)
- Test respiratoire pour mesurer l'obstruction des bronches. À l'aide d'un spiromètre, on mesure la quantité d'air qui peut être expirée par les poumons en fonction du temps (par exemple en une seconde). La personne doit prendre une inspiration maximale et expirer dans l'appareil par la bouche aussi vite et longtemps que possible en ayant un pince-nez. Ce test peut s'effectuer avant et après la prise d'un médicament qui ouvre rapidement les bronches.
- Débit expiratoire de pointe
- Vitesse maximale à laquelle nous pouvons expulser l'air des poumons au cours d'une expiration forcée. Il peut se mesurer par différents types d'appareils appelés débitmètres de pointe dont certains sont portatifs.
- Effets secondaires
- Effets indésirables causés par un médicament.
- Emphysème
- Maladie pulmonaire presque toujours causée par le tabagisme, résultant d'une destruction de la paroi des alvéoles et une perte d'élasticité du poumon. Il y a alors trop d'air qui reste emprisonné dans les poumons (« trapping » en anglais).
- Expectorations
- Sécrétions bronchiques ou crachats habituellement éliminées au moment de la toux.
- Histamine
- Substance produite par l'organisme, particulièrement dans des réactions allergiques. Cette substance semble causer certaines des manifestations de la rhino-conjonctivite allergique et de l'asthme. Elle est utilisée également pour des tests de provocation bronchique au cours desquels des concentrations progressives d'histamine sont inhalées afin de documenter s'il y a hyperréactivité bronchique.
- Hygromètre
- Appareil pour mesurer le degré d'humidité de l'air.
- Hyperréactivité bronchique
- Tendance qu'ont les bronches des personnes asthmatiques à se contracter anormalement après un contact avec différents stimuli.
- Immunothérapie
- Méthode qui consiste à donner des injections répétées de petites doses d'allergènes à des sujets sensibilisés (allergiques) afin de tenter de créer une tolérance à cet allergène et réduire ainsi la réaction allergique au cours d'une exposition ultérieure.
- Inflammation
- Réponse des tissus à une agression externe. Dans les voies aériennes, l'inflammation est caractérisée par un gonflement (*dème), une rougeur et une augmentation des sécrétions bronchiques.
- Maîtrise de l'asthme
- La maîtrise de l'asthme se définit selon certains critères soit : l'absence ou un minimum de symptômes respiratoires, aucun symptôme la nuit ou le matin, l'utilisation minimale de bronchodilatateurs de dépannage, la capacité de faire des activités normales et du sport et des tests de fonction pulmonaire normaux.
- Nébulisation humide
- Mode d'administration de médicaments liquides mis en aérosol au moyen d'un appareil générant un débit d'air déterminé. Ces aérosols sont inhalés par une pièce buccale ou en utilisant un masque.
- Plan d'action
- Document écrit sur lequel est inscrit quand et comment modifier la médication anti-asthmatique selon certains critères de symptômes ou de débit de pointe afin de maintenir la maîtrise de l'asthme. Le plan d'action est prescrit par le médecin et adapté à chaque personne asthmatique. Celle-ci doit bien le comprendre et en discuter avec son médecin ou l'éducateur spécialisé en asthme.
- Reflux gastrique (gastro-oesophagien)
- Montée de liquide de l'estomac (gastrique) au niveau de l'ésophage (régurgitation), le plus souvent par faiblesse de la valve (sphincter) entre l'estomac et l'oesophage. Ceci peut se produire en se penchant et se manifeste souvent par un goût amer dans la bouche.
- Rhinite
- Réaction inflammatoire allergique ou infectieuse du nez. Dans la rhinite, il y a une enflure des parois internes du nez (édème de la muqueuse nasale) et augmentation de la production des sécrétions nasales. Il en résulte un écoulement nasal, des picotements et des éternuements.
- Rhinoconjonctivite
- Réaction inflammatoire allergique ou infectieuse du nez et des yeux. Elle cause un écoulement nasal, des éternuements, des démangeaisons, une irritation et une rougeur des yeux et du larmoiement. (Voir rhinite et conjonctivite)
- Spirométrie (courbe d'expiration forcée)
- Test respiratoire pour mesurer l'obstruction des bronches. À l'aide d'un appareil appelé spiromètre, on mesure la quantité d'air qui peut être expirée par les poumons en fonction du temps (par exemple en une seconde). La personne doit prendre une inspiration maximale et expirer dans l'appareil par la bouche aussi vite et longtemps que possible en ayant un pince-nez. Ce test peut s'effectuer avant et après la prise d'un médicament qui ouvre rapidement les bronches.
Stéroïdes (voir corticostéroïdes)
- Tests de fonction pulmonaire
- Série de tests qui sont utilisés pour déterminer le fonctionnement des poumons et le degré d'ouverture ou de réactivité des bronches (ex : spirométrie, test de provocation bronchique, *).
- Test de provocation bronchique
- Test qui mesure le degré de réactivité (ou d'excitabilité) des bronches lors de l'inhalation de substance comme l'histamine ou la métacholine. Ce test peut aider à confirmer le diagnostic d'asthme ou en déterminer la gravité. On fait respirer des doses d'histamine ou de métacholine qui amènent la contraction progressive des muscles des bronches provoquant une chute de 20 % de la fonction pulmonaire. Plus la dose nécessaire pour produire le serrement des bronches est petite, plus les bronches sont « réactives » et plus l'asthme est considéré comme grave. Les résultats sont cependant interprétés par le médecin en relation avec les symptômes présentés par la personne et les médicaments qu'elle prend.
- TurbuhalerMD
- Type d'inhalateur à poudre.
Voies aériennes (voir bronches)
- VEMS (volume expiratoire maximal en une seconde)
- Quantité d'air maximale qu'on peut expirer dans la première seconde d'une manœuvre d'expiration forcée. Ce test est utilisé pour évaluer le degré de fermeture des bronches.
Pour trouver d'autres définitions ou pour obtenir de plus amples renseignements affichez le site Web Asthme-Québec au http://www.asthme-quebec.ca/asthme/glossaire.html
